En 1917, le lieutenant-colonel Souvairan de passage à Vissoie est invité par le curé Francey à assister aux cérémonies de la Fête-Dieu. Subjugué par la vivacité des traditions locales, il s’intéresse aux Mythes, contes et légendes de la région et publie Les légendes du val d’Anniviers.
Anniviers depuis le Besso 3669 mètres.
Un exemplaire de l’édition 1928 qui dormait dans une bibliothèque privée bâloise m’a été offert en 2000, c’est ma plus ancienne référence sur les mythes locaux. Je connaissais toutes les légendes par d’autres ouvrages parus plus tardivement, mais les mots ont ici la saveur du premier témoignage. Le fascicule se délite, je l’ai numérisé pour le sauvegarder et le partager, ce que je compte faire ces prochaines années avec les ouvrages qui ne seront d’évidence pas réédités. Bonne lecture !
Cybercontes? C’est toujours les contes et légendes d’Anniviers dits par Manu, sans artifice. Avec un écran géant pour remplacer le feu, et montrer les lieux des histoires. Des images grandioses de la plus belle des vallées. Venez fêter les grandes vacances avec vos enfants à La Tzoucdana, ou à SD Vissoie le 30 juillet au soir.
Les indépendants du tourisme se réinventent, la crise du coronavirus nous laisse prostrés, abandonnés au bord de l’autoroute économique. La confiance en l’avenir passera par des plans de repli, une diversification, pourquoi pas un nouveau chemin? J’ai peu souffert, occupé six mois par les remontées mécaniques restées heureusement ouvertes, je sors d’un période intense. Le manque à gagner n’a pas été dépensé en loisirs, la balance se maintient. Je vis plus simplement, avec des valeurs que j’admirais mais peinais à suivre distrait par le contexte social, le Pub…
Je ne ferai plus d’accompagnement professionnel, la décision date d’avant la crise. Comme j’ai rédigé un travail de mémoire il y a 23 ans, je vais produire un travail de retraite dès mai. Mon challenge : transmettre avec les outils numériques ce que j’ai appris sur ma vallée, en essayant de rester intéressant et constant. Mon site www.annitrek.com ne vendra plus de randonnées, il sera un espace de regroupement des publications libre de publicité, mon QG numérique dès le 10 mai. Je publierai comme autrefois les films sur la chaîne YouTube et les articles sur ce blog, le compte Twitter (X) sera complété par Facebook et Instagram, désormais je réseaute.
Je ferai à ma façon, sans cours de communication, ni web publishing, sans # ça me fait mal aux yeux. Comme j’aime dans la mesure des moyens techniques et de la créativité à disposition. Je suis désormais cyber-conteur, mais dès que possible rendez-vous autour du feu !
24.03.2020 – La décision est tombée le vendredi 13 mars, tous les domaines skiables du pays devaient fermer immédiatement pour éviter la propagation du coronavirus. Les employés des remontées mécaniques et de l’école de ski sont montés lundi 16 pour ranger le matériel de protection et de balisage. Nous avons délaissé un domaine skiable parfait avec 160cm de neige bien tassée au point de mesure à 2500m et 34cm en station à 1700m.
Barrage à l’entrée des Plats de la Lée.
Communiqué du service de sécurité de la commune d’Anniviers : Les chemins pédestres hivernaux, les sentiers raquettes, les rando parc ne sont plus ni sécurisés, ni surveillés. Les pistes de ski de fonds, par exemple les Plats de la Lée à Zinal, ne sont plus ni sécurisées ni entretenues, le balisage a été retiré, il en est de même pour les domaines skiables. Il est absolument nécessaire que les personnes qui souhaitent faire des randonnées en peau de phoque, raquettes, s’informent sur le danger d’avalanche. Ces personnes doivent connaitre le milieu alpin, elles doivent avoir les connaissances suffisantes et le matériel adéquat. Ces sorties se font sur la base de la responsabilité individuelle de chacun.
En clair, les règles de la haute montagne « libre » s’appliquent sur ce qui était le domaine skiable, les piste de ski de fond des Plats de la Lée, les chemins pédestres et raquettes. Au-delà des barrages et sur tout le territoire, plus rien n’est fait pour protéger les itinéraires contre les dangers de la montagne. De plus, les hôpitaux étant saturés et le personnel soignant mis à rude contribution, il serait malvenu de mobiliser les moyens des systèmes sanitaire et de sauvetage pour une imprudence.
Depuis la fermeture générale du 14 mars, les conditions printanières sont, hélas, idéales pour la randonnée. Les hautes températures mouillent la neige la journée et le ciel nocturne dégagé fige le manteau. En-dessus de 2200m, la quantité de neige ne permet pas à l’humidité de pénétrer en profondeur, la masse reste stable. Jusqu’à 2600m, les pentes exposées au sud sont dégagées, souvent purgées par les minages près des domaines skiables.
Jusqu’en début d’après-midi, le danger d’avalanches maintenu sur deux limité dans la région est quasi nul. Aucune avalanche notable sur les Gardes de Bordon où seules quelques chutes de pierres ont attiré mon attention. J’ai cessé de publier les mesures le matin sur Twitter, vous pouvez les retrouver directement sur la feuille de calcul mars 2020 régulièrement mise à jour. Je surveille le jalon de Sorebois avec le drone, les autres mesures sont disponibles via des stations en ligne et la webcam de la Vouarda. Les cabanes de haute montagne sont fermées, y compris les locaux d’hiver dans bien des cas. A Tracuit par exemple, seul un local de secours pour les personnes blessées ou perdues sera accessible.
Le centre du domaine skiable fermé, le 18 mars à 10h.
Confiné dans mon mayen je ne peux me plaindre, le temps est un luxe dont je profite avec bonheur. Reste à digérer cet énorme gâchis, et à lever les doutes sur le traitement des employés saisonniers souvent négligés par le système. Le magasin du village est bien alimenté, aucun produit ne semble manquer, je souhaite aux anciens venus se réfugier dans leurs résidences secondaires un printemps doux et ensoleillé
La Chine, l’Italie, le Tessin, un premier cas dans le Haut-Valais… J’ai vu arriver la crise avec une totale nonchalance, comme on regarde des informations lointaines au téléjournal. La décision de fermeture du domaine skiable m’a désarçonné. Dix jours plus tard le monde est à l’arrêt, même Trump commence tout doucement à entrevoir le problème malgré son système nerveux centralisé près des hanches. L’autorité élue a repris un pouvoir abandonné depuis longtemps à l’économie. Beaucoup l’avaient bien dit après coup, mais seul Bill Gates criait au loup sur les dangers d’une épidémie mondiale il y a quatre ans. L’humanité fait silence, les machines qui sillonnent et polluent la planète sont en pause. Seuls les chasseurs de l’armée s’en donnent à coeur joie depuis trois jours, histoire de détendre l’atmosphère je présume. Espérons que les hommes profitent de cette pause forcée pour réfléchir, et changer ce qui doit l’être.
Telle Jeanne appelée malgré elle à libérer la France, Sainte Greta abandonna sa vie tranquille, les études et son confortable anonymat pour hurler la plainte de Gaïa devant les hommes.
Partout les jeunes se mobilisent, organisent des marches et des manifestations. Ils font grève, courbent l’école pour protester contre l’inertie de leurs aînés qui leur répondent par le mépris et la moquerie, ultimes arguments des incompétents avant l’autoritarisme et la violence. -« Après la grève ils ont mangé un Mc Do! » -« Ils veulent ranger la planète, ils feraient mieux de commencer par leurs chambres! » -« T’as vu le bordel qu’ils ont laissé après la manif? » -« Elle a mangé dans du plastic! » -« C’est une enfant, elle ne sait rien. »
Né en 1973, j’ai entendu toute ma vie une petite part de la population, des troubles-fêtes appelés écolos, remettre en question la surexploitation des ressources naturelles, la gestion des déchets et l’impact exagéré de l’homme sur les autres espèces. Avec la guerre en Palestine, c’est une litanie sans fin qui taraude nos sens par tous les médias qui se les disputent. J’ai pris conscience des événement au début des années 80, c’était la guerre froide, les pluies acides décimaient les forêts, nous étions six millions sur le territoire suisse. Quarante ans plus tard le capitalisme à vaincu le communisme, l’essence sans plomb et le catalyseur ont sauvé nos forêts, j’ai 8,5 millions de concitoyens, le Proche-Orient brûle toujours, l’extension de l’économie de marché de l’occident à la planète entière l’a transformée en poubelle. Je ne suis pas négatif, l’exemple des pluies acides et les efforts pour combler le trou d’ozone montrent que nous pouvons agir. On ne l’a pas fait pour le problème climatique, au nom de la productivité, de la compétition, d’objectifs égoïstes. Les politiciens jouent la partie selon les règles en cours le temps de leurs mandats, oubliant leur véritable rôle, adapter les lois aux réalités pour permettre la pérennité du système. Ils ont préféré laisser l’économie de marché submerger le monde, au nom du progrès et de cette pauvre liberté apprêtée à toutes les sauces. Les pires parmi eux font croire à coups d’études et de chiffres que nous pouvons brûler en deux siècles les énergies fossiles sans conséquence, que le réchauffement actuel n’est qu’un cycle. Ces vieux cons ne sauront pas s’ils ont raison ou tort, leurs petits-enfants sauront. Ces petits enfants qui défilent dans les rues au lieu d’étudier pour devenir compétitifs dans une économie mondialisée.
Et l’âme du monde nous envoie Greta, jeune, fragile, innocente comme Jeanne jusqu’à preuve du contraire. Le buzz qu’elle crée suffit à montrer sa vocation prophétique, quel agent « gère son image » pour l’emmener à une telle notoriété? Est-ce sa personnalité seule qui soulève nos jeunes, sa beauté, son éloquence? Je préfère croire en une prophétesse. Arrive ce qui doit, manifestations, progression des partis écologiques et, le plus important peut-être, mise en exergue des comportements nocifs. C’est la clé, clouons au pilori les pollueurs au lieu de jalouser leurs bagnoles! Les mégapoles taxent les véhicules privés pour diminuer les particules. C’est donc les blaireaux en limousines qui polluent les centres-villes, ceux qui conduisent de petites voitures plus écolos ne peuvent plus y accéder. La plupart des partis suisses atterrés par la vague, ou l’hystérie verte pour certains, ne parviennent à imaginer que taxes, interdictions et obligations pour améliorer la situation. Un Lausannois se plaignait des SUV qui intoxiquent sa ville, les places de parc hors de prix ne permettent qu’aux plus aisés de se déplacer en voiture, ils retournent ensuite dormir dans leurs quartiers privilégiés au-dessus du smog. Allons-nous accepter que ceux qui s’accaparent les biens polluent aussi notre air commun? Cet héritier peut-il m’empoisonner parce qu’il peut payer?
Assurément non et non! Sainte Greta doit revêtir son armure et bouter l’injustice sociale loin du débat climatique. Les riches ne peuvent pas plus polluer parce qu’ils sont riches, ils doivent au contraire montrer l’exemple en achetant des véhicules verts encore hors de prix pour le citoyen lambda. Et les vieux cons, les négationnistes du débat écologique, vous qui pensez que votre descendance vous louera pour les biens et la fortune que vous leur laissez, regardez vos petits enfants! Ils gueulent dans la rue, parce que c’est le propre de la jeunesse de se révolter, c’est ainsi qu’elle s’exprime depuis toujours. De toute façon, les écouteriez-vous d’avantage s’ils se contentaient de dialoguer?
Les pèlerins d’Ayer sont arrivés à Varallo ce vendredi 27 septembre après six étapes exigeantes qui les virent franchir quatre cols de moyenne montagne. Ils étaient attendus jeudi au colle della Bottiggia par des membres de la section Varallo du Club Alpin Italien.
Au difficile colle della Bottiggia, entre Macugnaga et Carcoforo.
La pluie nous a épargné, nous visiterons demain le Sacro Monte, j’allumerai une bougie en l’honneur de Notre Dame des Neiges, sa statue au Monte Moro dominait deux étapes difficiles de notre périple. Nous vivrons ensemble une messe dimanche matin avant de rentrer au pays.
Arrivée des Valaisans au pied du Sacro Monte.
Un grand merci aux pèlerins et acteurs de cette magnifique aventure, en particulier aux chauffeurs bénévoles du bus d’accompagnement. Je publierai avant l’hiver les détails et l’itinéraire du pèlerinage historique des habitants d’Ayer vers le Valsesia.
Sur demande de Sierre-Anniviers Tourisme, j’accompagnais le 23 octobre 2018 deux journalistes de « Couleurs Locales » sur le site de la Pierre des Sauvages à St-Luc. Diffusé le 8 novembre, le reportage de deux minutes affleure à peine ce que nous savons de cette curiosité passionnante. Je tiens à apporter quelques précisions, et regroupe ici les liens et sources qui fondent mon approche du sujet. C’est la vision d’un conteur local, mais pétri de rationalisme qui préfère ne laisser à l’imagination que ce que la science n’explique pas. Vidéo sur le site de la RTS, plus facile à partager.
Reportage de la TSR à la Pierre des Sauvages.
Commençons par décortiquer le dit du lieu: « La Pierre des Sauvages de St-Luc ». Jusqu’en 1871 le village s’appelait Louc, c’est le premier postier qui proposa de renommer l’endroit St-Luc pour le différencier, en particulier, de Luc près d’Ayent. Le nom vient du latin lucus, « bois sacré; forêt, bois », issu du gaulois lucos, « taillis, clairière, bois sacré ». Quand au terme « sauvages », il vient également du latin médiéval « sylvatica » de « sylva », la forêt – ce qui qualifie ou est en rapport avec la forêt. Nous sommes donc sur la pierre des habitants de la forêts, dans leur bois sacré. Pour l’étymologie des noms de lieux en Romandie, je me réfère au site henrysuter.ch.
On trouve de nombreuses pierres à cupules en Suisse, celle de St-Luc et la plus grandes. On sait que les cavités ne sont en aucun cas naturelles, elles ne semblent pas faites pour recueillir du liquide car nombre d’entre-elles sont trop verticales. La découverte d’offrandes ou de tombes à proximité attestent de lieux de culte. Lors de la construction de l’hôtel Bella Tola on a découvert près d’une pierre creusée des vestiges archéologiques, sépultures et offrandes, datés du VIème siècle avant au IIème siècle après J-C. A part ces chiffres qui donnent un ordre d’idée, les pierres à cupules sont difficiles voire impossibles à dater. On sait par le site du Petit Chasseur à Sion la richesse des croyances et du culte à l’époque préhistorique en Valais. Le dénigrement ou l’appropriation des sites par le christianisme conquérant atteste aussi d’un lien avec l’ancienne religion. Suivez ce lien vers le pdf Historique de l’hôtel Bella Tola.
Jusqu’au XIXème, des légendes persistantes ont porté la mémoire des pierres à travers les siècles. Qu’elles soient des « Sauvages », des « Martyrs », des « Fées » ou du « Sacrifice », les pierres creusées rappelaient l’époque terrible d’avant l’arrivée des missionnaires. De nombreuses versions existent sur la Pierre des Sauvages, chaque fois la roche massive prête à anéantir le village corrompu fut séparée en trois par la grâce divine. Retrouvez en pdf la version la plus populaire.
Dès le XIXème siècle, des esprits intrigués plus éclairés décrirent les pierres et osèrent quelques hypothèses. Ici en pdf Les monuments mégalithiques du Val d’Anniviers par Spahni. Récemment, Jean-Louis Claude de Zinal publiait une série d’articles sur le sujet dans le journal local « les quatre saisons d’Anniviers« . On trouve une série de pierres réunies dans un site d’importance national à Grimentz, retrouvez ici dans un pdf de piètre qualité une description du site de l’Îlot-Bosquet. J’avais déjà publié sur ce blog quelques légendes de Grimentz.
J’aimerai rajouter un témoignage qui vient de feue ma grand-tante Mariette d’Ayer. Selon elle, on trouvait à Grimentz une pierre foncée creusée de cupules qui chauffait au soleil. On y mettait macérer un mélange de beurre et d’euphraises, puis on se servait de l’onguent pour soigner les yeux. Plus tard on bâtit sur le site une chapelle dédiée à St-Léger, un martyr auquel on avait crevé les yeux et qu’on priait pour les problèmes oculaires. On l’appelle l’oratoire du Carrovilla. Un lien entre les anciennes croyances et le christianisme?
C’est mon âme de conteur qui conclut cet article. Souvent invité à m’exprimer sur la Pierre des Sauvages ou à l’ìlot-Bosquet, je n’ai jamais senti une quelconque énergie tellurique me picoter les orteils. Mais ces pierres dominent souvent des emplacements propices aux réunions. Le poids des blocs ajouté à celui des millénaires, la force des mythes traversant les siècles d’oreilles à bouches de conteurs, le mystère de croyances à jamais perdues; tout en ces lieux renforce la magie des histoires d’autrefois. Quand je prends mon souffle avant d’accaparer de jeunes oreilles saturées de médias pour ne faire que… parler sur un caillou… je sens et je sais n’être que le suiveur d’une longue tradition. J’ai aimé l’exercice intellectuel d’Etienne Klein dans cette vidéo sur la persistance du passé; à la fin de la réflexion il déclare « On peut considérer que le passé a été littéralement néantisé, ou bien au contraire qu’il est définitivement immortel ».
J’ai retrouvé cette légende dans un journal numérisé de 1922 appelé « Le Conteur Vaudois ». Je n’avais encore jamais rencontré ce récit dans les recueils ni dans les dits. Les Anniviards parlent souvent de Zinal comme un « coin à serpents », les vipères aspic sont effectivement bien représentées. La légende moderne des « lâchers de vipères par hélicoptère » imputés aux écologistes a également fait de nombreux adeptes au pays. Je retranscris ici ce conte qui mérite une meilleure visibilité sur la toile.
Autrefois, le riant vallon de Zinal était infesté de serpents. On n’osait guère s’y aventurer et on ne restait que le temps strictement nécessaire pour la fenaison. Malgré une lutte incessante contre les dangereux reptiles, ceux-ci se multipliaient toujours d’avantage, et les gens voyaient avec peine arriver le moment où ils devraient abandonner ce site fertile et agréable.
Un jour cependant, venant on ne sait d’où, arriva un personnage à l’allure mystérieuse qui s’offrit, moyennant certaines conditions, de débarrasser le vallon des vipères malfaisantes. Ils fallait sonner sans discontinuer la petite cloche de Zinal, pendant que lui accomplissait sa mission, qui consistait à massacrer les reptiles.
Au jour convenu, l’homme partit, armé seulement d’une flûte avec laquelle il jouait un air tout-à-fait ancien. Il parcourut ainsi en jouant monts et pâturages de la vallée. Bientôt on vit arriver sur la place de la chapelle de Zinal quelques reptiles, puis il en vint en bandes serrées, et tous les alentours en fourmillaient. Les serpents se jetèrent les uns sur les autres et s’entre-tuèrent
. Il y avait déjà des heures que le charmeur était partit, et les serpents commençaient à se faire de plus en plus rares. Fatigué dans son travail, le sonneur s’arrêta un instant. Aussitôt, les quelques reptiles qui avaient survécu à la lutte, cessèrent de se combattre et allèrent se réfugier sous l’alpe de Lirec où, rencontrant le charmeur, ils le dévorèrent.
Depuis lors, le vallon de Zinal fut débarrassé de ces redoutables reptiles, sauf l’alpage de Lirec où s’étaient réfugiés les derniers survivants et celui d’Arpitettaz où le charmeur n’était pas encore arrivé.
46.178651° – 7.603173° La patte du dernier ours tué dans la forêt d’Ayer est clouée sur une poutre de la façade ouest de la maison bourgeoisiale. Exposée au soleil couchant depuis 140 ans, on ne la remarque plus, peu savent sa présence encore moins son histoire.
La patte a été déplacée depuis à l’intérieur du bâtiment, vous pouvez l’admirer en visitant la salle bourgeoisiale. (2018)
La patte du dernier ours sur la poutre faîtière de la salle bourgeoisiale.
Un article daté du 21 février 1964 et rédigé par Pierre Theytaz « pour mémorial et conforme à l’assentiment des anciens » récemment retrouvé contredit d’autres sources. Ce témoignage écrit est le plus vieux en ma possession et situe l’abattage de la bête près du mayen des Moyes vers 1870, par un seul chasseur.
L’histoire des prédateurs est entourée de mystère. Les faits ont suffisamment émus les hommes pour s’incruster dans les mémoires, le passage des générations les déforme. Les écrits contemporains n’ont rien arrangé. Publier le témoignage d’un ancien n’en fait pas une référence exacte. J’ai longtemps prétendu que l’ours avait été abattu lors d’une battue près des mines des Bourimonts. Il semble que l’honorable mélangea l’ours et le loup, et que ma source ne vérifia pas l’info. Moi non plus d’ailleurs. Voilà le témoignage conservé et affiché chez un villageois.
Ours et lynx ont été éradiqués au 19ème siècle. Le « Monstre du Valais », un loup mâle, était abattu à Eischoll en 1947. Il semble qu’il ait été responsable du carnage de 11 ovins à Tracuit, de 10 moutons et une chèvre à Cottier et qu’il ait mené trois attaques à Lirec cette même année. Les autorités avaient alors délivré une autorisation de port d’armes à deux bergers de Zinal. La mort des grands prédateurs était un soulagement et une fête pour les communautés paysannes d’autrefois. L’ours d’Hérémence (1830) et le Lynx de Zermatt (1895) sont naturalisés et exposés au musée d’histoire naturelle du Valais. A Mase comme à Ayer, la patte du dernier ours est exposée sur la maison bourgeoisiale. L’ours de Pinsec n’avait rien du nounours.
On pense ce qu’on veut de la présence de ces prédateurs à notre époque. On pense surtout différemment dans un bureau en ville ou dans une forêt à Ayer. Le Lynx fut réintroduit illégalement en Suisse vers 1976, les premiers spécimens sont repérés en Anniviers. Le document suivant des archives de la TSR résume bien l’ambiance d’alors: La chasse au Lynx. Dès 1994, on soupçonna la présence d’un loup dans nos vallées. Il fit beaucoup parler de lui dans le val Ferret. On observe depuis régulièrement sa présence ou ses carnages. L’ours réapparaît timidement dans les grisons, les hautes montagnes nous tiennent à l’abri pour quelques décennies. On trouve sur le net d’autres références intéressantes:
On peut voir sur la face nord du clocher de l’église d’Ayer une plaque commémorative qui évoque l’alpiniste bavarois Georg Winkler, surnommé « le météore » dans l’histoire de l’alpinisme, décédé au Weisshorn après une carrière autant courte que brillante.
Né en 1869 à Münich dans une famille bourgeoise enrichie par le commerce de viande, le jeune Georg se passionne pour les sports de montagne pendant ses vacances estivales dans le Wilder Kaiser. A 14 ans, il gravit le Zugspitze 2968m, plus haut sommet d’Allemagne. Il est influencé par Eugen Guido Lammer, alpiniste autrichien qui promouvait dans ses écrits une vision héroïque de l’alpinisme marquée par l’exaltation du danger. Ils entretenaient une correspondance. Winkler compensait sa petite taille (158cm) par un entraînement intense en salle de gym, il utilisait aussi un grappin pour vaincre les passages réputés impossibles. Il accomplit son chef-d’oeuvre en septembre 1887 en réussissant la première de la tour nord-est de Vajolet dans le massif des Dolomites, qui a gardé le nom de tour Winkler.
Il arrive à Zinal en août 1888. Son père, qui taxait cette passion de l’alpinisme de « folie », avait autorisé ce séjour en Suisse pour récompenser de brillants résultats dans ses études de médecine. Georg gravit le Zinalrothorn depuis la cabane du Mountet, puis tente le 16 l’ascension de la face ouest du Weisshorn, toujours en solo. Surprit par le mauvais temps, ils disparait. Arrivé à Zinal le 28 août, son père promit la somme de 300.- à qui retrouverait son corps, montant énorme pour l’époque. On ne trouva que le bonnet et une photographie du jeune alpiniste au pied du couloir par lequel commence l’ascension.
En juillet 1956, soit 68 ans plus tard, des alpinistes de La Chaux-de-Fond en repérage pour le club alpin découvrent un squelette sur le glacier du Weisshorn et avertissent la colonne de secours locale. On retrouve une note d’hôtel qui permet d’identifier Winkler, des pièces d’or dans une bourse, des espadrilles de varappe munies de semelles de chanvre, une veste de petite taille, un sac de montagne et un bout de corde. Remises à la police, ces reliques sont maintenant exposées au musée Alpin de Zermatt.
Le 29 juillet 1956, les restes de l’infortuné alpiniste furent inhumés au cimetière d’Ayer en présences du général allemand Max Winkler, frère du météore enfin retrouvé.
Reconstitution – Niouc – 46°16’39.92 N 7°33’6.46 E 980m
Sur un éperon rocheux qui domine le hameau de Niouc et la plaine du Rhône se trouvent les ruines du château de Beauregard, surnommé « L’imprenable » dans d’anciennes chroniques. Son emplacement permettait de surveiller l’entrée du val d’Anniviers et le Valais central à la frontière naturelle entre les peuplades latines et germaniques. Entouré de falaises, il pouvait servir de refuge défendable par peu d’hommes. L’origine, la date de fondation et la propriété de la place forte sont incertaines, on sait qu’en 1380, elle appartenait à la famille de Rarogne. Cette même année, Béatrice d’Anniviers fille unique de Jacques II se mariait avec Pierre de Rarogne, lui emmenant la suzeraineté sur le fief d’Anniviers.
Quelques années plus tard, les Rarogne et les patriotes des « dizains valaisans » entraient en guerre contre l’évêque de Sion Edouard. Son cousin Amédée VII de Savoie dit « le comte Rouge » vint le secourir. Il prit Beauregard en 1387, y captura deux fils de Pierre qu’il fit décapiter puis pendre par quartier devant les villes et croisements de chemins… Les Anniviards accourus au secours de leur seigneur furent taillés en pièces et la vallée pillée. La citadelle fut livrée aux flammes, puis reconstruite par les Rarogne qui réaffirmèrent leur pouvoir sur le pays après le traité qui conclut la paix avec les Savoie en 1392. En 1417, les patriotes Valaisans levèrent la « mazze » contre Guichard de Rarogne et son neveu Guillaume V nommé évêque de Sion. Les deux s’entendaient pour opprimer le peuple. Les révoltés prirent « l’imprenable » pour la deuxième fois, brûlèrent le château et le laissèrent définitivement en ruines. En 1467, la suzeraineté sur Anniviers passait à l’évêque de Sion Walter Supersaxo.
Pierres à cupules – Grimentz – 46.101340°’N 7.340972E 1600m
Au temps des païens, les gens se réunissaient près des pierres et faisaient des sacrifices pour implorer la clémence des dieux. Si la cause n’était pas grave, on immolait un agneau, sinon un humain était sacrifié. On plaçait la victime les pieds dans les encoches, on lui tranchait la tête. Le sang alors recueilli s’écoulait de cupule en cupule, pendant que les prières de la population redoublaient d’intensité. Un année, suite à des catastrophes, on voulut sacrifier la plus belle fille de la vallée. Or cette jeune femme chantait merveilleuseument et ravissait les gnomes de la montagne. Ceux-ci firent dégringoler d’énormes rochers, le plus gros s’arrêta par magie juste devant les suppliciants qui furent saisis de stupeur. Les païens comprirent qu’il ne fallait pas tuer la belle, le chef la donna même en mariage à son fils. On dit que par la suite, les hommes atteignant 20 ans devaient escalader le gros bloc arrêté juste en amont de la pierre des sacrifices, appelé pierre des Martyrs. Sils en étaient incapables, on leur coupait la tête.
La place des pieds sur la pierre des sacrifices.
La pierre des sacrifices à l’Ilot Bosquet, deux grandes cupules en forme de pieds entourées d’un dizaine de cupules ordinaires.
Portrait du guide de Chamonix Michel Croz, décédé au Cervin, et autoportrait d’Edward Whymper, survivant de l’expédition.
Les habitants des hautes vallées considéraient les montagnes comme des lieux incultes et dangereux. On laissait ce territoire aux esprits et âmes en peines qui y subissaient le purgatoire jusqu’à expiation de leurs fautes. Les hommes ne dépassaient pas la limite des pâturages. On prête pourtant à un chasseur local, Georges Peter, l’honneur des premiers pas sur les deux pointes du Besso en 1852. Ce sont de riches citadins, Anglais pour la plupart, qui voulurent associer leurs noms aux conquêtes des plus hauts sommets. Avant 1860, aucun 4000 de la Couronne Imperiale n’avait été vaincu. Tout alla ensuite très vite :
19 août 1861 – John Tyndall, scientifique Anglais, les guides J.J. Bennen et U. Wenger effectuent la première ascension du Weisshorn 4505m par Randa.
18 juillet 1862 – Thomas Stuart Kennedy et William Wigram accompagnés des guides J.B. Croz et J. Kronig foulent le sommet de la Dent-Blanche 4356m.
22 août 1864 – Leslie Stephen et Florence Crauford Grove accompagnés des guides Melchior et Jacob Anderegg atteignent le sommet du Zinalrothorn 4221m depuis Zinal.
6 juillet 1865 – Les Anglais Adolphus Warburton Moore et Horace Walker, guidés par Jacob Anderegg, atteignent le sommet de l’Obergabelhorn 4065m.
14 juillet 1865 – Edward Whymper, Les guides Peter Taugwalder père et fils, Lord Douglas, le Révérend Charles Hudson, Douglas Hadow, et le guide de Chamonix Michel Croz atteignent le sommet du Cervin 4478m. Ces quatre derniers trouveront la mort lors de la descente.
Le terme bourgeois rappelle dans la francophonie l’ancien mépris des habitants des bourgs pour ceux des campagnes. Il incarne un esprit égoïste, rétrograde, capitaliste.
En Valais, dès le début du XIIIème siècle, les princes féodaux ont accordé des franchises à certaines communautés locales. L’institution bourgeoisiale est un vestige des ces premiers regroupements de personnes et de biens. La bourgeoisie est ici synonyme de solidarité, d’action sociale et d’entraide. Mais ceux qui avaient lutté pour acquérir l’indépendance politique et économique de leur région n’étaient guère enclins au partage, la révolution française à obligé ces communautés à s’ouvrir aux étrangers qui habitaient l’endroit depuis longtemps. L’entrée du Valais dans la confédération hélvétique et la création des communes municipale a permis à tous les confédérés installés dans un lieu d’y exercer les droits civiques. Les bourgeoisies ont continué d’exister en parallèle mais avec une sphère d’activités limitée.
Maison bourgeoisiale de St-Jean.
Les Valaisans sont originaires du lieu d’où ils ont hérité, par leur père généralement, le droit de bourgeoisie. Ils reconnaissent ce droit à 18 ans lors de l’assemblée annuelle appelée « les rogations ». En Anniviers, les bourgeoisies possèdent encore une grande partie des terres, forêts et montagnes ainsi que les anciennes bâtisses liées à la vie agricole communautaire d’autrefois. Les « maisons bourgeoisiales » abritent la salle où se déroulent « les rogations » et une cave où est vinifié, stocké et partagé le fruit des vignes que la bourgeoisie possède en plaine.
La créations de la grande commune d’Anniviers en 2009 permet aux bourgeoisies historiques d’Ayer, Grimentz, St-Jean, St-Luc, Chandolin et Vissoie de confirmer leur importance pour la sauvegarde de la cohésion et des traditions des anciennes communautés.
La Tour d’Anniviers, également appelée « Cour Neuve » ou « Tour de l’Evêque » était le donjon d’une fortification du 13ème siècle dont l’enceinte était constituée de maisons contigües. Probablement érigée par les évêques de Sion pour affirmer leur pouvoir temporel sur la région, la forteresse fut inféodée le 21 mai 1235 à Guillaume d’Anniviers, issu d’une famille locale libre et riche qui administrait les biens de l’évêque. Ce dernier gardait la Tour pour son propre usage et interdisait de bâtir des maisons plus hautes à Vissoie.
La famille d’Anniviers s’éteignit en 1380 faute de descendant mâle, et la succession passa à Pierre de Rarogne, époux de Béatrice, fille de Jacques II d’Anniviers. En 1467 mourut Hildebrand de Rarogne, dernier seigneur d’Anniviers. L’évêque Walter Supersaxo reprit ses droits et fit administrer le pays par un châtelain. La Tour fut rehaussée de deux étages couronnés d’un crénelage supportant une toiture en bois, et devint le siège de l’administration de toute la vallée.
A la fin de l’ancien régime en 1798, la Tour devint propriété du châtelin Jean-Georges Roux. Le toit de bois brûla en 1879 pour être reconstruit en 1906. Le bâtiment tomba lentement en ruine et la commune de Vissoie l’acheta aux héritiers du châtelain Roux en 1975. Des travaux de rénovation se terminèrent en 1984. La tour abrite en 2009 les bureaux de l’office du tourisme de Vissoie.
28.07.2009 – Centrale de Mottec – 46°091235N 7°371143E
Les forces motrices de la Gougra S.A. exploitent l’usine hydroélectrique de Mottec. Mise en service en 1959, elle transforme en courant électrique l’eau accumulée dans le barrage de Moiry après une chute de 656m. Les trois groupes turbine-alternateur à axe horizontal tournent à 750 tours/minute et permettent de fournir au réseau 69 MW d’énergie propre renouvelable. La capacité du bassin de compensation est de 150’000 m3. L’usine exploite les eaux d’un bassin versant de 76,6 km2 dont 36,6 km2 dans la vallée de Tourtemagne à l’est d’Anniviers.
Lors de la désalpe de Zinal il manquait une vache, le vacher fit demi-tour pour aller la chercher. Quand il eut enfin trouvée, il alla avec elle dans un chalet d’alpage pour y passer la nuit.
A minuit il fut réveillé : on entendait un tapage qui se faisait de plus en plus violent. Finalement, une foule d’hommes et de femmes se précipitèrent dans le chalet. Terrorisé, le vacher caché sous le lit osait à peine respirer, il avait reconnu les sorciers et sorcières d’Anniviers. On ne fit que danser et jubiler pendant deux ou trois heures, jusqu’à ce que l’un d’eux s’exclame : »J’ai faim! Que pouvons-nous manger? » Un deuxième s’écria : »Il y a une vache là-bas qui fera tout à fait l’affaire! » Le vacher dans sa frayeur n’osa pas bouger. Ils tuèrent la vache, la rôtirent sur le feu et la mangèrent. Pendant le repas, leur chef dit en montrant le berger du doigt : »Qu’on en donne un peu à celui qui est sous le lit! » On offrit un morceau au vacher tout tremblant mais celui-ci refusa. « Mange ou malheur à toi! » lui ordonna-t-on et il obéit. On étendit alors la peau de la vache; quelqu’un réunit les os et les y jeta puis il rassembla la peau de la vache en un baluchon et cria : »Rosina, lève-toi! » A ce moment la vache se leva et les esprits disparurent.
De bon matin, le vacher redescendit la vache au village. Elle boitait, parce qu’il lui manquait à la cuisse arrière le morceau que le vacher avait mangé lui-même.
La statue de bois au fond du village d’Ayer rappelle la mémoire de Louis Theytaz né en 1867, un des premiers guides de montagne, certainement le plus marquant de sa génération. Alors que les grands sommets, le Weisshorn et la Dent Blanche en particulier, sont plus facilement accessibles depuis les vallées voisines, il veut mettre en valeur ces ascensions au départ de Zinal. Ouvrir de nouvelles voies ne suffit pas, il faut y emmener un touriste célèbre qui saura en parler.
Le passage à Zinal de G.W. Young, alpiniste vedette à l’époque, lui donne une occasion qu’il saura saisir. En 1900, Louis, son frère Benoît et Young gravissent l’arête ouest du Weisshorn nommée depuis « arête Young ». La célébrité était acquise. Louis fut un des premiers à faire du ski de haute-route.
Le matin du 31 janvier 1911, 20 jours après avoir effectué la première ascension hivernale de la Dent Blanche, Louis Theytaz meurt dans une crevasse du glacier de Cheilon.
Pierre des Martyrs – Grimentz – 46.101340°’N 7.340972E 1600m
Des brigands venus d’Aoste vinrent un jour ravager l’alpage de Torrent. Ils emportèrent tout ce qu’ils purent trouver et tuèrent les pâtres de la manière suivante : Le maître fut mis sous presse à la place des fromages. On enfonça dans la gorge du vacher le manche de sa houlette. Le pâtre fut jeté dans la chaudière pleine brûlante. Le petit vacher fut précipité dans un étang qui porte maintenant son nom, « Le lac du Louché » sur l’alpage de Torrent.
Le viget (domestique responsable du beurre et du fromage) simula d’être tocson, fou, et d’approuver. Il fut sauvé et porta la nouvelle du désastre à Grimentz. Les habitants allèrent en hâte à la poursuite des ravisseurs, les atteignirent avant le troisième pont et reprirent tout ce que ces derniers avaient volé. Le lendemain, ils rentrèrent avec les cadavres des pâtres et les déposèrent sur une pierre plate au sud du village de Grimentz, laquelle s’appelle depuis la pierre des martyrs.
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Bizarrement pas de souris cet hiver, ni dans le bûcher ni aux clapiers... Bienvenue dans le quartier Dame Hermine, votre pelage fin décembre n'augure pas un hiver enneigé. Joyeux Noël quand même !
Pour que pros et miliciens du sauvetage passent de joyeuses fêtes, restez prudents ! Bonne fin d'année, un merci particulier à ceux qui s'engagent pour la sécurité et le bien-être de tous.
Un de mes lieux favoris, le mayen des Moyes dans la forêt d 'Ayer. Neige portante, mais les températures montent vite.
le 18 mars 2026 à 18 h 54 min
Tout fonctionne, me voilà tout neuf sur ce réseau. Peu de monde, je compte surtout l'utiliser pour publier directement sur mes pages web.
le 16 mars 2026 à 16 h 25 min
J'espère retrouver sur Mastodon ce qui me plaisait chez l'oiseau bleu : des messages succincts, un fil avec toutes les publications de mes abonnements, pas du publicité, la possibilité de partager sur mes sites sans connexion pour les lecteurs. Si ça marche pas, je quitterai. Ah, important, m'affranchir des USA, qui ont trahi l'occident et la démocratie. Pour mon premier pouet une photo du val d'Anniviers, mon sujet de prédilection. Salutations !