Les images sont prises avec un télescope intelligent Vespera de première génération. Fabriqué par Vaonis, entièrement automatique et commandé par smartphone, il ne nécessite aucune connaissance astronomique préalable. Il permet de débuter en astrophotographie, donne envie d’apprendre et de partager. Les textes et descriptions se veulent simples, les liens mènent vers les articles Wikipédia. La page est conçue par et pour des néophytes.
Elle sera complétée, les clichés remplacés par de meilleurs, les descriptions peaufinées au fil des découvertes. En suivant le texte vous trouverez des explications basiques introduites progressivement, selon les sujets présentés et dans un ordre propice à la compréhension. Avant tout, il s’agit ici de faire quelque chose d’intelligent de ces images, d’en partager l’émerveillement. Pour plus, les images d’Hubble et de Webb sur le site de l’ESA. Truc de fous.
La nébuleuse de l’Aigle
On trouve la nébuleuse de l’Aigle dans la constellation du Serpent, parmi les milliers d’étoiles de la Voie Lactée. On estime sa distance à 5540 années-lumière et sa taille à 35. Décrite pour la première fois en 1746, elle porte le numéro 16 dans le catalogue Messier, donc M16 pour la science. On trouve en son centre de grandes colonnes appelées les Piliers de la Création rendus célèbres par les images du télescope spatial Hubble en 1995. On les distingue sur les clichés au centre de la nébuleuse.

La nébuleuse d’Orion
Vedette incontestée du ciel d’hiver, la constellation d’Orion recèle des merveilles. Entre les jambes du géant qu’elle figure se trouve la nébuleuse d’Orion, la cible parfaite pour les astronomes débutants. A l’oeil nu on la confond avec une étoile, elle se dévoile avec de simples jumelles, les télescopes basiques permettent des clichés hallucinants. Elle porte le numéro 42 dans le catalogue Messier, décrite en 1611 déjà on estime M42 à 1600 années-lumière pour une taille de 35 al. Un improbable et fantomatique insecte cosmique.
La nébuleuse de l’Amérique du Nord
Il faut la photographier dans sa totalité et la mettre dans le bon sens pour comprendre l’appellation de la nébuleuse de l’Amérique du Nord. NGC7000. Le New General Catalogue établi par John Dreyer à la fin du 19ème siécle comprend 7840 objets du ciel profond. Facile à repérer en été près de Deneb, l’étoile brillante qui figure la queue de la constellation du Cygne. Découverte en 1786, la nébuleuse occupe quatre fois plus de place dans le ciel que la lune, sa taille réelle est estimée à 100 années-lumière et sa distance à 2590.
La nébuleuse de la Tête de Poisson
On trouve la nébuleuse de la Tête de Poisson près du grand W que forme la constellation de Cassiopée. Les nébuleuses sont de vastes nuages de gaz et/ou de poussière disséminés sur des distance astronomiques, le terme est ici exact. William Herschel a décrit la Tête de Poisson en 1787, ils ont dû rigoler en trouvant les dénomination de ces formations vues depuis la Terre. La nomenclature IC1795 renvoit au New General Catalogue, IC est l’abréviation de l’Index Catalogue qui le complète. Consultez l’article Wikipédia sur les catalogues astronomiques. Lointaine, la Tête de Poisson se situe vers 6000 années-lumière pour une envergure de 70. Rappelons qu’une année-lumière équivaut à 9461’000’000’000 kilomètres. Ces distances sont chiffrables mais pas concevables pour l’esprit humain, notre lune est en moyenne à 1,28 seconde-lumière.
La nébuleuse de la Tête de Singe
NGC2174, communément appelée nébuleuse de la Tête de Singe est située dans la constellation d’Orion. C’est une nébuleuse en émission, le gaz ionisé émet de la lumière alors que les nébuleuses par réflexion ne font que… la refléter. Encore une fois il ne faut pas beaucoup d’imagination pour distinguer le primate souriant, c’est bien plus facile que de visualiser les personnages des constellations. Cataloguée en 1857, la nébuleuse était certainement observée au 17ème siècle déjà par un astronome sicilien, on la situe à 5310 années-lumière pour une taille de de 62.
La nébuleuse de la Rosette
La très photogénique nébuleuse de la Rosette se trouve dans la constellation de la Licorne. Décrite en 1865 elle est cataloguée NGC2237 et contient plusieurs objets qui ont leur propre nomenclature dans ce catalogue. Elle abrite un amas ouvert de jeunes étoiles facile à repérer dans le ciel, alors que la nébuleuse ne se dévoile qu’en astrophotographie. Sa forme, ses nuances et les nombreux détails en font une cible privilégiée pour les amateurs. Vaste de 130 années-lumière on l’estime à 4700 al de distance, les gaz ionisé qui émet sa lumière pèserait près de 10’000 masses solaires.
La nébuleuse du Voile
Née de l’explosion d’une étoile vingt fois plus massive que le soleil, la ou les nébuleuses du Voile offre(nt) un festival de couleurs. L’hydrogène est le composant le plus commun et apparaît en rouge sur nos images, l’oxygène ionisé émet un rayonnement bleu-vert. Hubble a également détectée du souffre dans les volutes du Voile. L’ensemble est situé à 2400 années-lumière, lors de l’explosion de la supernova il y a environ 15’000 ans, la lumière était observable en plein jour. Grande comme 36 fois la lune, la nébuleuse est cataloguée en plusieurs parties, principalement le Voile occidental NGC6960 dit Balai de Sorcière ou Petite Dentelle (l’étoile 52 Cygni bien plus proche ne fait pas partie de l’ensemble) accompagnée d’une stucture nommée Triangle de Pickering, et NGC6992 dit le Voile de l’Est. Le tout décrit en 1784 est estimé à 2400 années-lumière du Système solaire.
La nébuleuses de la Flamme et de la Tête de Cheval
Ces nébuleuses voisines entourent Alnitak, première étoile de la ceinture du géant que figure la riche constellation d’Orion. Ces nébuleuses emblématiques méritent des chapitres distincts, mais je compose cette page en septembre et ne dispose que des clichés de l’hiver passé en attendant mieux. Impossible pourtant de faire l’impasse sur ces deux stars parmi les stars. La nébuleuse de la Flamme ou NGC2024 est décrite en 1786, on l’estime à 1400 années-lumière pour un diamètre de 12 al. A l’ouest d’Alnitak se trouve la nébuleuse en émission IC434, on en parlerait peu si elle ne mettait pas en lumière la fameuse nébuleuse de la Tête de Cheval qui porte le nom officiel de Barnard 33. Située à 1600 années-lumière et décrite en 1888, la Tête de Cheval est une nébuleuse obscure, un amas de gaz et de poussière qui n’émet ni ne reflète aucune lumière.
Les galaxies
Toutes les nébuleuses que nous observons se trouvent dans la Voie Lactée, notre galaxie. Une galaxie est un ensemble de systèmes étoiles-planètes accompagnés d’autres astres qui gravitent ensemble, souvent autour d’un trou noir supermassif qui les unit dans sa gravité. Il a fallu attendre Edwin Hubble dans les années 1920 pour comprendre que certains astres « nébuleux » constituaient des ensembles bien au-delà et similaires à notre Voie Lactés. L’univers venaient de prendre des dimensions extraordinaires. On connaît bien de nos jours notre voisine et soeur Andromède photographiée par tous les amateurs, de simples instruments comme le Vespera permettent de photographier ces ensembles lointains.
Objets divers
Plusieurs objets du ciel profond sont trop lointains ou petits pour donner de bons résultats avec un ce télescope. Les clichés valent toutefois le coup d’oeil, et pris dans de meilleures conditions, ciel plus clair, absence de lune, plus hauts dans le ciel, certains mériteront un chapitre à part entière. Des images d’étoiles ou d’amas intéressants figurent également dans cette mosaïque. La description est limitée au nom de l’objet. Le téléscope Vespera permet également des images du soleil avec le filtre adéquat, et de la lune bien que cette dernière soit mieux mise en beauté avec les appareils photos classiques comme le Nikon P1000. Quelques images sont également ajoutés à cette galerie en attendant un chapitre dédié.
Avec des appareils photo
Les images du ciel suivantes sont prises avec des appareils photos normaux, un Nikon P1000, des smartphones Google Pixel, depuis le val d’Anniviers. Evidemment.