Nous étions déjà en degré 2 le 1er novembre, pour atteindre une première fois le niveau 4 les 13 et 14, la saison commença avec une météo dynamique et beaucoup de précipitations. Les deux autres jours en degré 4 furent le 11 et 12 décembre, puis tout resta bien calme jusqu’au dégel qui survint vite avec un premier minage de printemps le 24 janvier. Les températures fluctuèrent ensuite, il fallut attendre avril pour que l’imposante couche, plus de 2,4m à 3000m, pourrisse jusqu’au sol, avant de regeler en profondeur fin avril. Au final nous comptons un jour et quatre 1/2 journées en degré 1, 105 jours et trois 1/2 journées en degré 2, 65 jours et sept 1/2 journées en degré 3, et 4 en degré 4. Comme décidé l’an passé, j’ai fait fi des annotations + ou – ajoutées par le SLF au degré en cours. C’est utile il faut l’admettre, sans pour autant changer la manière de travailler ni stimuler la prudence des clients.
Le degré de stress du patrouilleur introduit en 2015 consiste à additionner les dangers journaliers, ce qui nous donne avec 437,5 le plus haut taux depuis l’introduction de cette statistique, nous dépassons pour la première fois la barre des 400. Notons que 2024 est bissextile, avec un jour de plus dans la saison. Notre décompte a commencé début novembre avec 12 jours en degré 3 et deux en 4, décembre est resté dans la veine, la continuité a fait le reste. Pour affiner cette statistique au niveau du personnel, il ne faudrait prendre en compte que les jours d’ouverture de la station, mais si les patrouilleurs n’ont guère stressé après le 14 avril, les premiers skieurs sont arrivés le 4 novembre. J’ai démissionné fin janvier, le début de saison méritait son classement parmi les plus difficiles. Le graphique ci-dessous est interactif.