Pour ce profil je suis monté seul dans le domaine Freeride, j’ai choisi un endroit représentatif et sans danger, c’est vite fait de se prendre le talus. Une petite pente sous des rochers qui la protègent des coulées et du passage des freeriders, mais qui se déclenche fréquemment par propagation des pentes adjacentes plus raides, mais pas encore cet hiver. J’ai trouvé 180cm de neige tassée et compacte surmontée des 30cm tombés le 23 février. La surface avait été lissée par les vents, pas de givre comme on en rencontrait dans des zones adjacentes abritées, mais des particules détruites par les vents.
Le pack est stable et compact, j’ai renoncé au bloc glissant long à exécuter dans une couche aussi profonde, et d’évidence inutile rien n’aurait bougé même en sautant tout mon saoûl. Un ECT confirma la faiblesse à 180cm, sur la même surface qu’au profil au plat réalisé un peu plus tôt à Sorebois. J’ai oublié de l’inscrire en entrant les données, c’est là que se situe la principale, si ce n’est la seule faiblesse d’un manteau resté très stable toute la saison.
Même en creusant deux mètres à cette altitude je n’ai pas trouvé de beaux cristaux, le givre de profondeur semblait cassé, parfois soudé à de grandes faces planes. Quelques couches plus dures témoignent d’épisodes pluvieux ou extrêmement doux. La photo des grains ci-dessous provient de la couche au sol. Il n’a pas été tout simple de distinguer les strates en faces planes assez similaires, les différences de densité confirment les séparations.


