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      Hiver 2024

      Mars 2024

      2 avril 2024

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      Des températures et une nébulosité au-dessus des normes, assez de précipitations pour maintenir la couche dès 2200m, des courbes plates dans la continuité de janvier et février. La vedette de ce mois de mars est le foehn, avec trois épisodes aux scénarios assez habituels bien que poussifs et une « triplette » plus intéressante en fin de période. J’aime ce vent doux depuis mon enfance sierroise, il soufflait souvent en automne, dépouillant les arbres de leurs feuilles mourantes. Je jouais au rapace en étendant les bras dans les rafales, ou inventais le rollersurf tracté par des parapluies dans la cour d’école. Il faisait craquer la charpente de notre maison, ou chanter les fils électriques naguère aériens. Habituel dans la plaine du Rhône, il s’engouffre rarement dans la zone habitée du val d’Anniviers. J’ai brièvement expliqué son mécanisme dans l’article précédent; parfois autant soudain que violent, il peut surprendre montagnards, parapentistes et organisateurs de manifestations.

      Mur et trou de foehn depuis Zinal le 3 mars 2024 à 11h.

      Poussif ? 97.6 km/h le 3 mars, 97.9 km/h le 10 et 87.1 km/h le 27, suivis chaque fois d’une vingtaine de cm de neige fraîche. Un bon épisode foehnique, c’est 120 km/h et 40cm après le vent. Je désespérais de voir une valeur bousculer les records saisonniers déjà pas très excitants, -18 de froid et 115 de vent, c’est… poussif, à l’image de cette hiver depuis fin janvier. Notons un épisode à 98.6 km/h NO donc non-foehnique le 23, et examinons le venteux week-end Pascal, quand les cloches purent rentrer de Rome vent dans le dos. Trois épisodes à plus de 100 km/h bien distincts se sont succédés, le plus fort plaça le record saisonnier à 132.1 km/h 146° le 30 à 12h30, le dernier à 111.6 km/h anima le lundi de Pâques 1er avril. Le tout sans précipitation mesurable en mars, pour quand même gâcher le week-end prolongé un peu de neige eut été bienvenu. Les transports à câbles et le vent, ça fait deux.

      Niveau neige et avalanches, la couche s’est maintenue mais a rapidement fondu sur les faces exposées. A Zinal 1700m, le faible ensoleillement a quelque peu sauvegardé le manteau sans faire de miracle, il restait 20cm le 30, retour en station, pistes de ski de fond et patinoire n’ont pas survécu à l’équinoxe. Chaque apport de neige suivant les épisodes venteux nécessita son minage pour sécuriser les routes et les pistes directement sous les arêtes, l’essentiel du manteau restait stable. Je fus surpris le 18 mars par la rupture spontanée d’un grosse plaque de fond sur une exposition SE à 2500m dans les Gardes, de la neige mouillée s’abattit dans les plats et je me demandais si le pack n’avait pas fini par transformer. Le minage hélico du lendemain n’offrit que quelques résultats sous les arêtes. Nous n’oublierons pas en avril de nous méfier des pentes restées stables tout l’hiver.

      Une belle période touristique, le relatif manque de soleil fut compensé par les températures agréables. Même les adeptes de poudre ont trouvé leur bonheur, mais à coup de 20cm biens soufflés et uniquement pour les premiers servis, le soleil de mars transforme vite la neige. Une fois de plus la situation est meilleure chez nous que dans les stations plus basses ou mieux exposées au soleil. Les sportifs ne s’y trompent pas, la région cartonne pour le meilleur et pour le pire. Si certains tirent sans état d’âme leur épingle du jeu, la plupart des espèces indigènes se font écraser par le tourisme de masse. Chamois, tétras, gentianes, Epiney, Zufferey et autres Savioz voient leur pays changer de maîtres. La croissance a ses héros, Manu von Wilkelried n’en fait pas partie.

      Halo le 25 mars à midi. Il annonce l’arrivée d’un front chaud.
      Le 13 mars à 15h, les pans nord des toits restent chargés, les sud ont fondu.
      Anniviers le 19 mars à 11h, les zones habitables sont dégagées.
      Sorebois le 19 mars, toujours 1m30 dès 2500m.

      Les tempêtes frappent la montagne et ses crêtes, les vents s’engouffrent rarement dans la vallée. Je ne parle pas du terrible janvier 2018 où on mesura plus de 150 km/h à la Corne et 80 km/h en vallée, l’épisode est plus qu’exceptionnel. Aucune valeur n’a atteint les 60 km/h à Zinal même lors de l’impressionnant week-end de Pâques, mais c’est déjà beaucoup pour un pays habituellement protégé des grands vents. Si on ne constate pas de dégâts remarquables, les vieilles toitures ont souffert, les paysans passeront beaucoup de temps à nettoyer les prés des branches tombées des mélèzes. Le foehn et la douceur qui l’accompagne s’insinue dans le manteau neigeux et accélère la fonte, les fribourgeois l’appellent le « mange-neige ». Un des premiers à décrire la vallée en 1855 écrivait : »Si donc en Anniviers les granges frêles et chétives ne sont pas culbutées, c’est par la raison toute simple qu’il n’y a pas de vent violent. » A voir ce qu’on en dira en 2030.

      Arête des Gardes de Bordon le 28 mars à 17h.
      Le sol des mélézins après le foehn.

      Je ne travaille plus sur les pistes, cette seizième saison d’observation sera certainement la dernière. Décrire l’enneigement sans ressentir au quotidien la situation ne vaut pas le travail que demande ce blog, la précision et la régularité des mesures s’en ressentent. Je fais de mon mieux vu la situation. En comparant ce mois de mars aux neuf précédents je constate qu’il fut trop chaud, mal ensoleillé, avec un enneigement dans la moyenne. Le graphique suivant est interactif.

      Avec 12 jours en degré 2 et 19 en degré 3, le danger d’avalanches n’a pas ou peu posé de problèmes en mars. Heureusement vu le comportement de notre aimable clientèle, j’ai même observé une cordée qui s’entrainait sur un cône d’avalanche à la Lée, alors que des coulées descendaient régulièrement, et de nombreuses équipes se rendre au glacier ou en cabanes alors que tout dégringolait. Ils ne sont pas courageux, je ne suis pas peureux, ils sont inconscients, moi trop. J’ai tiré « La valse des mélèzes » sur YouTube des vents de Pâques, le rapport climatologique de MétéoSuisse mars 2024 annonce un mois très doux, no comment. Je partage une « matinale de la RTS » qui ne donnera pas plus à réfléchir que les autres je suppose, mais il semble qu’un Rubicon climatique soit franchi, on ne fera pas les surpris. L’album public hiver 2024 souffre aussi de mon absence du terrain, mais les mesures résumées sur le tableau ci-dessous sont fiables grâce aux anciens collègues qui me transmettent leurs observations. Merci à eux, bonne fin de saison à tous !

      Lien vers la feuille de calcul mars 2024

      Manu Zufferey

      Conteur, sauveteur, randonneur, blogueur, écologiste de la première heure.

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